Thomas Voeckler 

• perte de force et donc incapacité à emmener de gros développement, or rouler vite c'est emmener de gros développements à des cadences de pédalage élevées : il faut donc d'abord travailler les gros développements avant de chercher à emmener ceux-ci à des cadences de pédalage plus élevées
• perte de force et donc difficultés en côte/col car il faut alors de la force pour vaincre la pente
• effet diesel avec incapacité à développer des puissances élevées, même sur de courtes périodes : lorsque vous voudrez accélérer les douleurs musculaires vous limiteront rapidement
• perte d'explosivité et donc difficultés dans les changements de rythme et de pente

C'est le bon moment pour travailler la force. Nous irons même jusqu'à dire que c'est la période rêvée. D'une part parce que la vélocité est une qualité "finie" tandis que la force est une qualité "infinie". D'autre part parce que la force est un prérequis pour un travail d'intensité efficace un peu plus tard dans votre programmation. Prenons l'exemple d'une séance de PMA : 10x (une minute à PMA/une minute souple). Le travail en PMA nécessitera l'utilisation de gros développements à des cadences de pédalage élevées. Autre illustration : si vous ne travaillez pas à 50 puis 60tpm dès maintenant sur un 52x14, n'espérez pas l'emmener à 90tpm dans trois mois lors des courses.

La force est une qualité qui se développe l'hiver puis qui fait l'objet d'un entretien toute l'année, que l'on vise les courses de fédération, les cyclosportives ou le simple fait de se faire plaisir sur un vélo.

Ceci étant dit, il n'existe pas d'exclusivité dans l'entraînement. Le cycle hivernal se prête à une dominante de travail en force mais la vélocité doit être entretenue, de même que l'explosivité. En parallèle, des sollicitations, de temps en temps, à PMA et au "seuil anaérobie" permettront de faire des rappels d'intensité afin de ne pas diéseliser. Car la force exclusive n'est pas non plus la bonne méthode pour progresser !

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