Ca y est, le Giro 2012 est parti aujourd'hui, le prologue de ce 5 mai a vu la victoire haut la main de Taylor Phinney, seul coureur à avoir franchi la barre des 50 km/h de moyenne sur les 8.7 km du circuit inaugural de ce 95° Giro.


2° ETAPE : Le parcours

 

Comment peut-on perdre un grand tour dès le deuxième jour de course ? C’est assez simple : on dessine ce genre de 2e étape. Le Tour d’Italie nous propose un peu plus de 200 bornes entre Herning et Herning, et si l’on se contente de regarder le profil, on se dit que tout ça ne pas être qu’une après-midi soporifique ponctuée par la très surprenante victoire de Mark Cavendish. Médisants que nous sommes… Cette étape cache en réalité une bombe en puissance : des bordures. Quasi certaines. Et qui pourraient causer des dommages comparables à ceux des étapes néerlandaises, en 2010.


Résumé vidéo (Fra) :

Sortie de route de Taylor Phinney (Tur) :


5° ETAPE : Une de plus pour Cavendish !

Mark Cavendish a gagné sa 32e étape de grand tour ce jeudi sur les routes du Tour d’Italie, s’imposant à Fano devant son ancien coéquipier Matthew Goss. 

 

6° ETAPE : Joaquin Rodriguez le regrettera, mais il sera probablement l’un des seuls : le Giro traverse Montelupone ce vendredi, mais il ne passe pas par le terrible mur à 18% (max 21%) que l’Espagnol connaît si bien. En 2008 et en 2009, Tirreno-Adriatico y avait proposé une arrivée d’étape, et à chaque fois, celui qui courrait alors à la Caisse d’Epargne avait volé sur ces pentes qui laissent tous les autres coureurs collés à la route.

2008 : Trop facile !

En 2008, Joaquin Rodriguez, dans son beau maillot de champion d’Espagne, n’a besoin que d’une accélération pour déposer tous ses adversaires. Impressionnant.

2009 : Tout le monde l’attend, et pourtant…

L’année suivante, l’Espagnol est évidemment surveillé par tout le monde au vu de sa démonstration de 2008. Mais il n’y a rien à faire : sur des pourcentages aussi exigeants, il n’a pas de rival.


Miguel Rubiani a remporté la 6e étape du Tour d’Italie, disputée sur Urbino – Porto Sant’Elpidio. Le Colombien s’est imposé en solo au terme des 210 kilomètres de courses. Présent dans l’échappée matinale, le coureur de la formation Androni Giocattoli a porté son estocade à 35 kilomètres de l’arrivée et s’est envolé vers la victoire. Adriano Malori (Lampre-ISD), deuxième de l’étape, s’empare du maillot rose de leader.

Après une semaine relativement tranquille, le Tour d’Italie prenait de l’altitude ce samedi à l’occasion de la 7e étape. L’arrivée s’adjugeait au sommet du Rocca di Cambio, une ascension de 20 kilomètres avec des passages à 10%.Et c’est Paolo Tiralongo (Astana) s’est imposé au terme des 205 kilomètres de course. Présent aux côtés des meilleurs dans le final, l’Italien a suivi l’accélération du vainqueur sortant Michele Scarponi (Lampre-ISD) et l’a sauté sur la ligne. Vainqueur l’an passé de la 19e étape devant Alberto Contador, Tiralongo signe là son deuxième succès sur le Giro d’Italia.

Résumé vidéo (Fra) :

  

 

Un week-end d’attentisme : bilan 1°semaine

 

C’en est fini du deuxième week-end du Giro. Certains leaders ont montré les muscles mais ce sont les seconds couteaux qui ont levé les bras : Miguel Angel Rubiano vendredi, Paolo Tiralongo samedi et Domenico Pozzovivo ce dimanche. Difficile d’en dire plus sur la lutte pour la victoire finale tant les écarts sont inexistants. Mais un bilan collectif peut déjà être dressé : chaque équipe ou presque attend la haute-montagne, partagée entre l’envie de montrer son autorité et celle de ne pas dépenser de cartouches. Ce Giro se passe comme prévu jusqu’à présent : il était évident qu’après une entame danois piégeuse et un chrono par équipes forcément influent sur le général, les premières étapes à relief n’allaient pas permettre de mener de grandes offensives. Les gesticulations de chacun, qui se poursuivront à coup sûr mardi sur un final à nouveau exigeant, n’ont pas vocation à être décisives pour la victoire finale. On calcule ses moindres mouvements, en pensant à chaque fois au lendemain, prenant ainsi le soin de ne jamais se découvrir trop loin de l’arrivée. Personne n’a tenté un coup de trafalgar depuis vendredi. Si ce n’est les petites équipes. Androni Giocattoli s’est imposée avec Rubiano, Colnago avec Pozzovivo. Le vainqueur du Tour du Trentin a réussi à se rapprocher au classement général grâce à l’écart creusé sur le peloton à Lago Laceno, ainsi que les bonifications, et est désormais 13e du général à moins d’une minute de Hesjedal. Pour tirer profit de l’attentisme des favoris, il faut attaquer sur ces étapes de difficulté intermédiaire. Semer la pagaille quand tous les cadors croisent les doigts pour qu’il ne se passe rien. D’ailleurs, seul Benat Intxausti a véritablement cherché à priver Pozzovivo de la victoire. L’Italien pourrait très bien faire la même chose après-demain.

9°ETAPE : Rien d'extraordinaire..... les sprinteurs sont à la fête.

Francisco Ventoso (Movistar) a remporté ce lundi la neuvième étape du Tour d’Italie 2012 dans un final mouvementé. A Frosinone, l’Espagnol s’impose devant Fabio Felline (Androni Giocattoli) et Giacomo Nizzolo (RadioShack-Nissan-Trek). Revivez les derniers kilomètres en vidéo.

10°ETAPE :

Ca y est, Rodriguez a le maillot

Joaquin Rodriguez le plus à l’aise à Assise, sur une arrivée étroite, pentue, idéalement adaptée à ses qualités de puncheur : il n’y a rien d’étonnant à cela. Mais ce n’est pas un succès anodin. Parce qu’il bouleverse le classement général. D’abord, il y a ces bonifications précieuses que le Catalan a empoché, qui lui permettent de s’emparer du maillot rose. Aussi, il y a ce retard qu’ont concédé certains de ses concurrents directs, sur une bosse pourtant courte. C’est ça, l’évènement de la journée : derrière Rodriguez, les placés se nomment Huzarski, Visconti, Pozzovivo… Gadret et Hesjedal sont cinquième et sixième, Kreuziger neuvième, Basso quinzième et Scarponi 17e (dans le même temps que Pozzovivo), mais plus loin, il y a plusieurs grands battus pour qui la visite d’Assises aura été négative : Cunego perd 12 secondes, Rujano 15, Schleck 26.

 

 

L’Italien Roberto Ferrari a remporté mercredi la 11e étape du Giro, alors qu’il aurait pu être mis hors-course la semaine dernière. Immoral ? Lui s’en fout pas mal.

Giro # 12. Grand acteur d'une étape accidentée, Sandy Casar passe tout près du maillot rose. C'est Lars-Ytting Bak qui s'impose à Sestri Levante, où le Français finit 2ème.

 

Epatant Sandy Casar, sur la route de Sestri Levante 
© Sirotti

Quand la Toscane s'éloigne déjà dans les rétroviseurs et que la Ligurie et ses reliefs encaissés se présentent dans le viseur, l'occasion est belle pour une poignée d'opportunistes de rattraper le retard pris jusqu'alors au classement général et retrouver les premiers plans. Samedi, on sera déjà dans les Alpes. Et dès lors il deviendra impossible pour quiconque ne visant pas la victoire finale de prendre possession du maillot rose porté depuis mardi par Joaquim Rodriguez (Team Katusha). Les favoris, restés sur la défensive jusqu'à présent, vont bien devoir se découvrir un jour ou l'autre. Et l'on devrait assister dès ce week-end aux premières joutes royales entre ceux qu'on prétend vouloir vaincre ce Giro mais dont on n'a à l'évidence pas encore vu grand-chose. Ils ne se manifesteront pas davantage entre Seravezza et Sestri Levante (155 km).

 

Nous sommes le jeudi de l'Ascension. Et des ascensions, les coureurs du Giro n'en manqueront pas aujourd'hui. La course rose se rapproche des massifs alpins et dolomitiques et ça se ressent. Aux abords de la mer Méditerranée, on recensera cinq difficultés majeures dans ce qu'il convient d'appeler une étape de moyenne montagne. Sur ce tracé en montagnes russes, une échappée a plus que jamais ses chances d'aller au bout aujourd'hui. Elle mettra du temps à prendre forme. Mais enfin, après une quarantaine de kilomètres, se constitue une fugue sérieuse. Elle comprend neuf garçons : Andrey Amador (Movistar Team), Lars-Ytting Bak (Lotto-Belisol), Jan Bakelants (RadioShack-Nissan), Sandy Casar (FDJ-BigMat), Michal Golas (Omega Pharma-Quick Step), Martijn Keizer (Vacansoleil-DCM), Jackson Rodriguez (Androni Giocattoli), Ivan Santaromita (BMC Racing Team) et Amets Txurruka (Euskaltel-Euskadi).

Aussitôt, le classement général actuel est étudié. Des neuf, deux coureurs présentent un danger concret pour le porteur du maillot rose. Sandy Casar est le mieux classé, 37ème à 4'01", Ivan Santaromita est annoncé lui à 4'16". La perspective de retrouver un Français en rose, treize ans après les huit jours passés de la sorte par Laurent Jalabert, fait fantasmer les suiveurs français. Ça devient bien plus qu'un fantasme quand, après un instant d'hésitation, le peloton décide de se relever. Les Katusha ne manifestent aucun intérêt à défendre un maillot rose qui s'effiloche au fur et à mesure des kilomètres. L'écart grimpe à sept minutes. Sandy Casar, s'il tient Ivan Santaromita à distance, peut convoiter la tunique de premier de la classe. Il en a conscience, il sera l'un des acteurs essentiels à la réussite de l'échappée du jour, qu'il dirige en capitaine.

Il manque finalement 26 secondes à Sandy Casar pour déposséder Joaquim Rodriguez du maillot rose.


On l’attendait depuis le Danemark. La 14e étape du Giro, la première de haute montagne, apte à enfin afficher les forces et faiblesses de tous les favoris. Les écarts provoqués en haut de Cervinia n’ont pas été énormes, mais ils permettent d’y voir plus clair sur la donne de la troisième semaine. L’enseignement numéro un, c’est la facilité de Ryder Hesjedal, qui a semé tous ses adversaires dans les derniers kilomètres et a remis la main sur le maillot rose.

Hesjedal plus fort que Rodriguez

Trois kilomètres de l’arrivée de Cervinia. Gianluca Brambilla et Mikel Nieve déclenchent les hostilités. Il y a le feu. Beaucoup plus que dans le Col de Joux, où les offensives de garçons comme Damiano Cunego et José Rujano n’avaient pas servi à grand chose. Mais les deux hommes ne sont pas les plus surveillés du peloton. Ryder Hesjedal sort en facteur pour essayer de les rejoindre : ce n’est pas parce qu’il a peur d’eux mais parce qu’il veut les utiliser comme des rampes de lancement. Facile, il les dépasse et prend ses distances. Joaquin Rodriguez, maillot rose en danger puisque le Canadien est son dauphin au général, cherche à le rejoindre. Purito a du punch. Il semble parti pour opérer la jonction. Mais il finit par saturer.

L’instant est révélateur. Devant, un Hesjedal loin d’avoir le style des grimpeurs racés creuse l’écart. Derrière, Rodriguez n’arrive pas à poursuivre son effort et comprend qu’il va devoir rendre la tunique à son opposant. Il confirme – et il l’avait dit avant le départ – que les cols longs et roulants ne sont pas ses préférés. Et Hesjedal démontre qu’il fait bien partie des candidats à la victoire finale, ce qui était loin d’être l’avis de tous à Herning. La vérité d’un jour n’est évidemment pas toujours celle du lendemain. Le leader de Garmin était sur un terrain qui lui correspondait. Ce ne sera pas le cas dimanche car il faudra se coltiner un enchaînement de cols plus pentus. Mais le message est désormais bel et bien passé : l’ancien vététiste doit être pris au sérieux.


3 derniers km (Ita) :

 

 

Le Tour d’Italie se poursuivait ce dimanche avec une nouvelle 15° étape de haute montagne, disputée entre Busto Arsizio et Lecco. Matteo Rabotini (Farnese Vini-Selle Italia) s’est imposé au sommet du Piani dei Resinelli au terme des 169 km de course.

Matteo Rabottini n’est pas le seul vainqueur du jour. En plaçant une attaque à 2 bornes du but et en prenant plus de 40 secondes sur ses adversaires et principalement sur le maillot rose,Joaquim Rodriguez a repris les commandes du classement général. Il devance maintenant Ryder Hesjedal (Garmin-Barracuda) de 30″ et l’Italien Ivan Basso (Liquigas-Cannondale) de 1’22. Paolo Tiralongo (Astana) pointe désormais à la 4e place du général (+1’26), juste devant son coéquipier et leader Roman Kreuziger (+1’27).

A noter la belle 9e place de John Gadret, qui semble retrouver ses meilleures jambes de jour en jour.


          Ce mardi, l’Espagnol Jon Izagirre (Euskaltel) a remporté la 16e étape du Tour d’Italie, à Falzes. Revivez les derniers kilomètres en vidéo :

 

Revivez en vidéo le final de la 17e étape du Tour d’Italie 2012 et la victoire de Joaquin Rodriguez (Katusha) à Cortina d’Ampezzo.

 

Le champion du monde avait tout prévu, sauf ça : une petite bombe italienne qui traînait sa peine depuis deux semaines et demi. Et qui a remporté facilement la 18e étape du Giro, ce jeudi.
La 19e étape du Tour d’Italie marquait le début d’un week-end très chargé et difficile pour les coureurs. Au programme, 198 km de course et pas moins de 5 cols à franchir – dont trois de première catégorie. L’arrivée s’adjugeait au sommet de l’ascension Alpe di Pampeago, un col de 7,7 bornes à 9,8%. 

 

Thomas De Gendt a remporté la dernière étape de montagne du Tour d’Italie, disputée entre Caldes Val di Sole et Passo Dello Stelvio. Le Belge a dompté le terrible Stelvio et s’est imposé en solitaire après 219 km de course.

Thomas De Gendt a remporté en solo la 20e étape du Tour d'Italie 2012

Parti en contre à 57 bornes de l’arrivée avec Damiano Cunego (Lampre-ISD), Tanel Kangert (Astana), Jon Izaguirre, Mikel Nieve (Euskaltel-Euskadi),  Andrey Amador (Movistar), Matteo Carrara (Vacansoleil-DCM) et Johann Tschopp (BMC Racing), le Belge est rapidement revenu sur l’homme de tête Oliver Zaugg (RadioShack-Nissan), auteur d’un beau numéro, et a lâché petit à petit tous ses compagnons d’échappée.

Dans le Stelvio, à 13 kilomètres de l’arrivée, Thomas De Gendt a placé une attaque foudroyante et a laissé sur place le Petit Prince et Mikel Nieve, les seuls qui ont réussi à suivre le rythme du coureur de la Vacansoleil-DCM. Le Belge a terminé l’ascension avec un rythme fou et est allé décrocher la plus grande victoire de sa carrière.

Damiano Cunego s’est adjugé la deuxième place à 56″ et Mikel Nieve, la troisième… à 2’50. Le leader Joaquim Rodriguez a franchi la ligne en quatrième position, avec quelques longueurs d’avance sur Michele Scarponi et Ryder Hesjedal. Le Français John Gadret (AG2R La Mondiale) a terminé septième à 4’29 du vainqueur.

Ivan Basso, en difficulté dans le Mortirolo et dans le Stelvio, fait la mauvaise opération du jour. Lâché à 2 kilomètres de l’arrivée, le double vainqueur du Giro d’Italia a abandonné plus d’1’30 sur le maillot rose. Ivan Basso vient de perdre toute chance de podium.

Joaquim Rodriguez conserve le maillot rose de leader. Ryder Hesjedal pointe à la deuxième place à 31″ et Michele Scarponi, à la troisième à 1’51. Thomas De Gendt, huitième ce matin, remonte à la quatrième place. Le Belge accuse un retard de 2’18 sur l’Espagnol.

Comme prévu, ce 95e Giro d’Italia va se jouer demain sur les 30,1 km du contre-la-montre individuel de Milan. Joaquim Rodriguez arrive-t’il à conserver son maillot rose ? Remportera-t’il enfin son premier grand Tour ? Ryder Hesjedal entrera-t’il dans l’histoire en devenant le premier canadien à remporter le Giro ? Réponses dimanche, à 17h.

Profil

Giro 2012 : profil de l'étape 20

Parcours | Profil détaillé de la dernière ascension

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Résumé vidéo (Fra) :

Dernier km (Ita) :

l y a trois semaines, personne ne croyait que Ryder Hesjedal pouvait remporter le Tour d’Italie. Rares étaient ceux qui en faisaient un candidat à un très bon classement général. Certains n’avaient sans doute même vu qu’il participait. Quand Garmin a gagné le chrono par équipes, il a fini par prendre le maillot rose. Sans inspirer davantage de méfiance. Et finalement, personne n’a pu le battre. 

Longs à la détente, résignés

Le chrono de Milan n’a rien changé et pourtant il a tout changé. Paradoxe du dernier jour d’un Tour d’Italie 2012 particulier. Ryder Hesjedal a comme prévu pris le meilleur sur Joaquin Rodriguez grâce au contre-la-montre et a contenu Thomas de Gendt. Le classement général en est bouleversé, ou plutôt épouse-t-il les formes escomptées. Depuis des jours et des jours, Purito est un maillot rose en sursis car il est mauvais rouleur. Il n’a jamais réellement couru comme le vrai leader de la course. Ryder Hesjedal était en position de défense d’une position qu’il savait idéale. Il suffisait de finir le travail. Et même ses opposants le savaient. Samedi soir, après avoir mis tout le monde en danger suite à son raid solitaire, Thomas de Gendt disait avec franchise : « Hesjedal va gagner le Giro ». Joaquin Rodriguez était dans le même trip : « Bravo Ryder ». Résignés, les types.

Tout cela donne l’impression que Ryder Hesjedal a été attaqué de toutes parts pendant trois semaines et qu’il a tenu bon, tel le véritable patron de la course. Ce n’est pas exactement ça. Tous ces leaders qui reconnaissent, à Milan, la supériorité du Canadien, n’en ont pas réellement eu conscience pendant l’évolution de l’épreuve. Le premier mercredi, à Vérone, Garmin remporte le chrono par équipes et après un court règne de son partenaire Ramunas Navardauskas, Ryder Hesjedal s’empare du maillot rose. A la Rocca di Cambio, il est cinquième et montre que la tunique peut rester sur ses épaules et un petit bout de temps. Le lendemain, à Lago Laceno, il change de visage, coince et sauve sa peau grâce à son équipe. Les prémisses de la défaillance fatale ? Réponse de Hesjedal : « Je suis ici pour gagner le Giro ». A cet instant de la course, ceux qui n’y croyaient pas au départ d’Herning n’ont pas changé d’avis.

Cervinia, un tournant

Le samedi suivant, à Cervinia, c’est une toute autre histoire. Ryder Hesjedal a laissé Joaquin Rodriguez s’emparer du leadership, mais il n’en est pas moins focalisé sur ses possibilités de victoire finale. Dans la montée finale, il attaque en facteur et décramponne tout le monde, pour gratter 26 secondes à ses rivaux. Cette attaque s’avérera décisive car l’offensive identique menée par Joaquin Rodriguez le lendemain ne permettra à l’Espagnol que d’équilibrer les comptes. On commence alors à considérer Ryder Hesjedal comme un client sérieux. Enfin. Et pourtant, le petit jeu continue. Les observateurs demandent à voir. L’Alpe di Pampeago, le Mortirolo, le Stelvio, vrais juges de paix de ce Tour d’Italie, allaient révéler le véritable niveau du coureur de Garmin. Il va enfin coincer, disaient ses détracteurs.

C’est lors de ces deux journées-clé de vendredi et samedi que les rivaux de Ryder Hesjedal ont fini par comprendre que celui-ci n’était pas leur challenger. Mais qu’ils étaient ses challengers. Mais c’était trop tard. Vendredi soir, quand c’est avec une relative facilité qu’il répond à toutes les attaques et se laisse même aller à quelques tentatives, le Canadien mène Basso, Rodriguez, Scarponi et compagnie à un affrontement final sur l’étape reine du samedi. S’engage un formidable combat fait de courage et surtout de bluff. Dans le Mortirolo, Hesjedal répond à une banderille de Rodriguez, qui se rend alors compte de la faculté de résistance de son adversaire, et se dissuade de retenter. Dans la descente puis dans la plaine, Hesjedal grimace, peine à gérer le « cas De Gendt », parti seul aux avant-postes et situé provisoirement à quelques secondes du maillot rose. Mais il finit par s’en sortir. C’est dans les tous derniers hectomètres que Scarponi et Rodriguez choisissent enfin de mettre Hesjedal à l’épreuve, sauf que c’est trop tard… Il limite la casse, maîtrise son sujet le lendemain à Milan. Aujourd’hui, tout le monde parle de lui. Il y a trois semaines, personne n’avait pris au sérieux sa candidature. C’est sans doute pour ça qu’il s’est imposé.

Les classements

L’étape

1.  Marco Pinotti (BMC)
2.  Geraint Thomas (Team Sky)
3.  Jesse Sergent (Radio Shack – Nissan)
4.  Alex Rasmussen (Garmin-Barracuda) +
5.  Thomas de Gendt (Vacansoleil) +1’01″
6.  Ryder Hesjedal (Garmin-Barracuda) +1’09″
7.  Gustav Erik Larsson (Vacansoleil) +1’14″
8.  Maciej Bodnar (Liquigas) +1’15″
9.  Svein Tuft (Orica-GreenEDGE) +1’22″
10.  Julien Vermote (Omega Pharma – Quick Step) +1’23″

classement complet

Le général

1.  Ryder Hesjedal (Garmin-Barracuda)
2.  Joaquin Rodriguez (Katusha) +0’16″
3.  Thomas de Gendt (Vacansoleil) +1’39″
4.  Michele Scarponi (Lampre) +2’05″
5.  Ivan Basso (Liquigas) +3’44″
6.  Damiano Cunego (Lampre) +4’40″
7.  Rigoberto Uran (Team Sky) +5’57″
8.  Domenico Pozzovivo (Colnago-CSF) +6’28″
9.  Sergio Henao (Team Sky) +7’50″
10.  Mikel Nieve (Euskaltel) +8’08″
-
11.  John Gadret (AG2R La Mondiale) +9’12″



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