La surcompensation : pourquoi, comment ?

Source : clubcardiosport /documentation

Une hypothèse

Lorsque l'organisme subit une charge d’entraînement des mécanismes physiologiques se mettent en route pour recouvrer l’état initial avant l'entrainement. La mise en route de ces mécanismes dépend de l'intensité de l'effort. Si celle-ci n'est pas suffisante rien ne se passe...

C'est lorsque l'intensité s'approche de très près des capacités maximales de la filière abordées que ces mécanismes de récupération vont s'activer pour compenser l'effort, compensation va aller au delà du retour à la normale avec pour conséquence la montée à un niveau supérieur de potentiel à celui avant l'effort... voilà pourquoi on parle alors d'une modélisation que l'on nomme la surcompensation.

Je parle d'hypothèse car cette modélisation qui interesse toutes les filières énergétiques reste une hypothèse qu'elle ne repose que aucune base scientifique avec étude sur une cohorte de testeurs importantes et dans différentes conditons d'expérimentation.

La fatigue : le vecteur de la surcompensation ?

On s'accorde à penser que la fatigue est un excellent moteur pour enclancher les processus d’adaptation à l’entraînement...

"Le corps s'habitue" entend-on ainsi un peu partout...

C'est vrai mais jusqu'à un certain point !

Mon expérience avec les sportifs m'amène lucidement à constater qu'une fatigue mal gérée peut s’avérer extrèmement négative pour la performance.

Un organisme qui peut s'adapter

Classiquement on peut désigner deux types d’adaptation de notre organisme :

À court terme : le niveau 1 : l’adaptation immédiate

On l'appelle l'adaptation immédiate (appelée aussi parfois "aïgue") est celui ou l'organisme va se contenter de refaire les réserves épuisées et de rééquilibrer ce qui a été perturbé pendant l'effort. Des processus que l'on appelle "ré-équilibration"cellulaires vont s'enclancher.

Cette adaptation se structure avec deux paramètres :

  • pendant la séance d'entrainement avec les temps de récupération entre les périodes de fortes charges
  • avec une alimentation adaptée avant, pendant et après l'effort

À moyen terme : le niveau 2 : la surcompensation

À ce niveau l'organisme va enclancher le rétablissement des capacités fonctionnelles de l'organisme en dépassant l'état initial.

La compensation va au delà du "déjà-là" cette adaptation réalise une amélioration des capacités de l'organisme selon le processus de "surcompensation".

Cette récupération qui va ramener l'équilibre s'accompagnera d'un renforcement des systèmes fonctionnels qui ont été mobilisés dans les exercices précédent cette phase de récupération.

Tout se passe comme si l'organisme avait appris à trouver une meilleure parade à un éventuel retour des conditions de déstabilisation provoquées par l'effort imposé par l'entrainement.

Les paramètres de la surcompensation :

La surcompensation dépend essentiellement de deux paramètres :

  • la nature du travail fourni
  • la quantité de la charge globale de travail

Pour faire court plus le travail est important et spécifique à une filière (ou une qualité : vitesse pure, endurance, PMA), plus le temps de récupération et l'amplitude de la surcompensation sont élevés.

Avec un principe de base : pour obtenir une surcompensation, l'exercice doit avoir une intensité suffisante.

Les durées de récupération pour viser la surcompensation :

  • 12 à 24 heures pour des exercices de vitesse
  • 24 à 48 heures pour des exercices de PMA longue
  • 72 heures pour des exercices d'endurance (mobilisant notamment la puissance aérobie)

Attention cependant à être prudent... car un exercice n'est jamais vraiment à 100% spécifique à une qualité.

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